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Agglomération chalonnaise

Chantal Eden plonge à bras ouverts dans l’univers magique de la boulangerie

Lors de la conférence de presse du 23 janvier, Chantal EDEN a pu expliquer comment de sa carrière artistique est né un chemin vers le milieu boulanger, et a donné lieu à une idée de lier l’artistique à l’artisanat pour défendre une même cause : un pain de la fraternité pour réveiller en les hommes l’adhésion aux valeurs humaines essentielles, tout cela autour d’une série de contes, transmettant les codes de vie du « peuple paisible » dont le projet était la paix mondiale.
Le but de cette série de contes : dévoiler une piste pour atteindre l’excellence d’un savoir vivre, d’un savoir-être, capable de créer petit à petit une autre forme de société où chacun participe à plus d’humanité.
Chantal EDEN a démarré sa carrière artistique par la chanson française, auteur-compositeur interprète, elle se produit en France, en Suisse, en Belgique, et est diffusée sur les ondes de Radio Canada.
Très tôt elle s’est passionnée pour la recherche du mieux vivre, persuadée qu’il existe un chemin pour aider à faire disparaître l’absurdité dans le monde.
Elle fait partager sur scène cette envie de changer les choses et le public lui répond. en 1999 les standards de l’émission de Fréquence Wallonie sur RTBF, explosent lors de la présentation de sa première interview sur les ondes belges. Accueil très fort d’un public inconnu, pour son premier album « le chemin du bonheur ». Trois semaines plus tard elle est dans le top cinquante des meilleures ventes d’albums, tous artistes confondus.
C’est quelques années plus tard, lors d’une émission phare que Daniel Barbieux, chroniqueur de cette même antenne, l’interpelle, lui  parlant de Jacques Brel, qui était considéré comme utopiste, il la ramène à sa propre philosophie, vouloir convaincre à travers ses chansons, à un changement possible du monde. Il lui dit que même en parlant de vérité, comme cet artiste immense qu’a été Jacques Brel, elle est considérée comme un brin naïve ou utopiste elle aussi.. Elle réagit après quelques minutes de silence, en faisant une promesse à l’antenne : « un jour, je reviendrai et je vous prouverai qu’on peut concrétiser dans la vie, des paroles en actes pour avoir un impact sur le monde. Chacun de nous est responsable de ce qu’il envoie vers le monde et de ce qu’il tente de créer, rien n’est insignifiant. »
« Après cette promesse faite sur la radio belge, je ne savais pas du tout ce que j’allais faire, mais les paroles de ce jour là, se sont incrustées en moi, comme une graine que l’on plante, et qu’on est certain de vouloir préserver ».
Est-ce cette décision forte qui attira à elle, les rencontres qu’elle fit avec le milieu boulanger ? Sans doute, dit-elle, car la vie fit les choses d’elle même, comme si elle me montrait le chemin.
En 2007, alors qu’elle s’arrête prendre un peu de repos près du lac de la forêt d’orient, après une de ses tournées, elle fait la rencontre d’un professionnel de la  boulangerie, qui découvrant ses chansons, lui demande si elle pourrait composer une chanson pour l’artisanat boulanger, il lui affirme que la profession a besoin d’être plus reconnue et soutenue par le grand public.
Elle écrit alors, en hommage à un fan boulanger, qui vient de décéder, « le goût du pain », chanson qu’elle étend dans le texte à tous les boulangers de la terre, qu’elle interpelle, ramenant le pain à son essence sacrée, le partage et la fraternité entre les hommes.
La chanson sera traduite en plusieurs langues, italien, espagnol, anglais, allemand, anglais, néerlandais. Elle l’interprétera en français, allemand et italient à la coupe du monde de la boulangerie en 2008.
Ici commença une belle histoire d’amitié, avec les leaders de la boulangerie européenne. Considérant cette chanson comme un hommage à la profession, ils l’invitèrent dans les salons en France, Italie, Suisse, Touchée par leur amour du métier et leur souci de transmettre à travers celui-ci les valeurs de l’excellence humaine et professionnelle, elle prit la décision de choisir « le monde boulanger comme toile de fond, pour l’écriture de la série de contes initiatiques qu’elle rêvait de créer, pour les 7 à 77 ans, afin de prôner le retour à plus de respect de bienveillance et de paix dans les relations humaines.
Elle propose alors à Piergiorgio Giorilli, un des champions de la boulangerie italienne, de devenir le « héros boulanger » du premier conte de la série et titra « Le Voyage de Giorgio ». Ainsi fut fait, la fiction se mêla à la réalité, en créant une histoire où les lecteurs pourraient rencontrer les personnages réels de l’histoire au détour de leurs voyages, quelque part, en France, en Suisse, en Italie….
Tout au long de la série « Le monde de hopi » vous pourrez découvrir à travers les personnages que Folly Afahounko a brillamment dessinés, l’effigie de vrais personnages du monde de la boulangerie.
Chantal EDEN mis en scène deux mondes :
– Celui des humains, ayant perdu la « connaissance sacrée » qui leur permettrait de vivre dans un monde préservé
– Et celui des lutins, qui auraient eux, pour mission, de réveiller les âmes des hommes, en leur redonnant petit à petit les clés de vie oubliées.
Alors qu’elle écrivait le premier tome, elle choisit le nom du petit héros du monde des lutins, par intuition, elle le nomma « hopi ».
Ayant soudain l’idée d’en connaître la symbolique, elle découvrit la civilisation des hopis, et les codes de vie de ce peuple amérindien, vivant en Arizona, ayant pour emblème « l’arc en ciel ».
Elle fut conquise directement, après tant d’années de recherches sur ce qui pourrait maintenir la paix en soi, et entre les hommes, elle avait sa réponse. Ce qu’ils respectaient leur avaient permis de vivre dans la paix et l’abondance et dans la pleine conscience. Cette civilisation était une des plus évoluées ayant existé. En remettant à l’ordre du jour leurs principes, nous contribuerons à ce qui était leur projet le plus cher, installer plus de paix dans le monde au niveau mondial.
La Boulangerie devint le thème fédérateur de Chantal EDEN parce qu’elle considère qu’elle pourrait représenter la colonne vertébrale de l’artisanat tout entier, puisque le pain dans sa symbolique sacrée, nous ramène au partage entre les hommes.
Car que sommes-nous si nous oublions l’essentiel ?
« Je suis très heureuse de contribuer à une action pour que l’opinion publique apprécie à sa juste valeur ces professions indépendantes qui font vivre l’authenticité et l’humanité dont nous avons grand besoin, dans les villes et villages, pour conserver le lien social indispensable qui nous rassemble. l’artisanat me paraît être le dernier rempart à cette civilisation du vide qui menace de nous engloutir.
Le plus important pour l’avenir de nos enfants, est de leur transmettre l’authenticité de ce que l’on fait avec amour. et L’artisanat est le principal vecteur qui nous garantit cette transmission et la préservation de notre réel patrimoine humain
Ce que je propose de partager avec le milieu boulanger et le grand public, c’est tout un monde où un rêve veut prendre naissance.
Bernhard Aebersold, qui figure dans le conte comme le premier boulanger visité par Giorgio, et malheureusement décédé en 2012, d’une crise cardiaque, avait un rêve créer un pain du partage, pour lui rendre hommage dans son action pour l’artisanat, je lui ai promis que je continuerai le chemin, aussi voilà pourquoi aujourd’hui est né « le pain de l’arc en ciel » pour symboliser la fraternité entre les hommes.
Je voudrais remercier spécialement, Les boulangeries de Saône et Loire qui m’accompagnent dans cette aventure et qui vont dès la chandeleur proposer le pain magique du petit lutin hopi, issu d’une recette composée par un champion de la boulangerie Suisse, entre autre ceux qui ont présenté la première fournée du pain de hopi, Boulangerie de Damerey, Céline et Gaëtan Sainsain et Monsieur et Madame Manuel GATEAU pour la Boulangerie de la Cathédrâle à Chalon sur saône, et bien sûr Monsieur Pierre Gay, Meunier de la région, adepte des circuits courts, qui a soutenu l’opération avec son équipe de boulangers.
Ainsi qu’à tous ceux qui m’ont accompagnés dans la réalisation de cette promesse, faite à un ami boulanger dont toute la vie a été consacrée à la défense de l’artisanat ».
Chantal EDEN a interprété la chanson « le goût du pain » en français et en italien, accompagnée de Jordan Détouillon à la guitare.
Toiles réalisées pour la conférence, par Folly Afahounko, le dessinateur qui a merveilleusement bien illustré la série.

        

 

 

CHALON – INFOS

CULTURE

Rencontre avec Chantal Eden, Folly Afahounko et…« le monde de Hopi

Publié le 21 Novembre 2017 à 18:37 Dernières mise à jour le 21 Novembre 2017 à 17:04
Face à son « book », sa vie en coupures de presse, le journaliste que je suis a presque eu honte de ne jamais en avoir entendu parler. Fort heureusement, Chantal Eden ne s’est pas le moins du monde offusquée qu’on puisse ne pas le connaître. Du coup, la rencontre, organisée par Folly Afahounko (professeur d’arts à EMA Fructidor, plasticien et photographe), s’est très bien passée. Le retour d’info-chalon.com.

Originaire de Maiche, en Franche-Comté, Chantal Eden a fait un assez long détour par la Belgique où, excusez du peu, elle s’est hissée tout en haut du Top 50, avec des chansons prisées des enfants et de leurs parents. C’était à la fin des années 1990, plus exactement en 1999. Elle avait alors 38 ans.

Des sommets du Top 50 belge…

En Belgique, un beau jour de cette année-là, sur une radio nationale, Fréquence Wallonie de RTBF, le standard explose, dans l’émission de Serge Van Halewijn. Chantal Eden présente son premier album « Le chemin du bonheur », dont un certain Guy Mattéoni* a signé les arrangements. Le standard explose parce que le public réclame l’artiste. Trois semaines après, elle entre au Top 50 des meilleures ventes d’albums de la RTBF et y reste pendant cinq mois, avant d’enchaîner par un deuxième album, qui se propulsera aussi au sein de ce prestigieux classement. Malgré un début de carrière fulgurant, le succès ne lui monte pas à la tête. C’est même le contraire. En revanche, elle bosse, elle tourne. En quelques mots : elle n’arrête pas. Belgique, Suisse, Allemagne, Québec, sud de la France, elle est très vite partout. Dans le même temps, elle se montre extrêmement disponible pour les écoles. Les enfants, déjà, c’est une immense partie de sa vie, peut-être toute sa vie. Ce qui explique sans doute qu’elle et Folly Afahounko se soient attelés à la réalisation d’un projet qui leur est avant tout destiné.

…à la conception d’un projet ambitieux pour les enfants

Quel projet ? Celui consistant à donner vie au « Monde de Hopi », en une vingtaine de tomes. Au début de cette aventure, il y a l’imagination débordante de Chantal Eden. Dans sa tête, naît l’idée d’un conte qui mettrait en lumière la philosophie des indiens « hopis », ainsi que des sagesses présentes dans de nombreuses légendes ou mythes, tous pays confondus. Une entreprise digne de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, dont la tétralogie des Mythologiques ne finit pas de fasciner tous ceux qui s’intéressent à ce champ de la connaissance. Sauf que Chantal Eden ne veut pas tant compiler et disséquer ces sagesses que les mettre à disposition à des enfants, pour que ceux-ci en profitent, dans le sens noble du terme. Car les enfants, le psychanalyste Bruno Bettelheim l’a très bien démontré dans un ouvrage de référence**, ont tout à gagner, pour leur équilibre psychique et humain, de la lecture de contes.

A la recherche de l’illustre illustrateur

L’idée à peu près arrêtée, elle se lance. Avec un premier dessinateur, d’abord. Celui-ci, indéniablement talentueux, n’a toutefois pas des illustrations en totale adéquation avec le projet. Et, de fait, en observant ses dessins, votre infochaloniste s’est dit que celui-ci était plus un artiste amené à régaler les lecteurs du Journal de Spirou, ce qui n’est rien moins qu’un immense compliment dans la bouche d’un homme vouant une admiration sans bornes à Franquin, Cauvin, Peyo et tous ces grands dessinateurs de la « Belgian connection ».

A la suite de cette première tentative, Chantal Eden cherche donc l’illustrateur de ses rêves. Revenue vivre à proximité de la région qui l’a vue naitre, elle finit par le trouver, en contactant EMA Fructidor. L’école d’arts la met alors en relation avec Folly Afahounko. Le courant passe, très bien même. Et depuis, ils ont réalisé le premier tome du « Monde de Hopi » : Le voyage de Giorgio.

Un univers à part entière, celui du « Monde de Hopi »

« Hopi », c’est le personnage principal, mais il n’émergera vraiment qu’à partir du tome 2, en cours de réalisation, et même plutôt bien avancé étant donné les ébauches que votre infochaloniste a pu regarder en exclusivité.

« Hopi » est un lutin qui possède, sans le savoir, les plus grands pouvoirs magiques du monde des lutins. A travers lui, les enfants vont découvrir ces fameuses sagesses ancestrales de tous les pays, accéder à des « codes » et des « outils » qui leur permettront de mieux vivre leur vie d’enfants et, plus tard, d’adultes.

« Nous sommes à Bellagio, en Italie. Dans ce magnifique village vit un boulanger très singulier. Giorgio est un homme passionné par son métier. Il aime ce qu’il fait et il y met tout son cœur. Quand il fait le pain, il pétrit la pâte avec infiniment d’amour et tout son être. De son cœur à ses mains, il sait faire passer ce quelque chose qui va en faire un pain différent, parce qu’il a l’intention de donner à travers cela, le meilleur de lui. » C’est ainsi que commence l’histoire, toute l’histoire qui se déroulera sur vingt tomes. Elle se poursuit par un songe que fait ce boulanger qui fait son pain avec infiniment d’amour et ne cesse de penser que la terre ne tourne plus très rond, et que les gens sont de plus en plus absents à eux-mêmes – « aliénés », aurait dit Marx ou, un peu plus tard, son actualisateur Guy Debord.

En fait, dès les deux premières pages, on est embarqué et on ne peut plus s’extraire de ce monde. Est-ce en raison des illustrations littéralement envoutantes de Folly Afahounko ? De l’écriture de Chantal Eden ? De l’univers que ces deux-là ont réussi à faire naître ? Difficile à dire. Une seule chose est sûre, c’est à mettre bentre les mains d’enfants. En effet, c’est Beaucoup moins dangereux qu’un smartphone et bien plus en phase avec l’Emile de de Jean-Jacques Rousseau, même si ce dernier rechignait à l’idée que l’enfant puisse apprendre à lire trop tôt, sans avoir eu le temps d’être, précisément, un enfant. En plus, cela ferait un excellent scenario de pièce, si d’aventure on souhaitait monter un spectacle avec des scolaires.

Vous voulez découvrir « le monde de Hopi » ? Sachez alors que Chantal Eden et Folly Afahounko présenteront publiquement leur projet ce vendredi 24 novembre 2017 à 18 H 30, en la salle des fêtes de St Maurice-en-Rivière (Grande Rue). Sinon, consultez le site d’ « arc-en-ciel production »***.

Samuel Bon

(Photo en Une : Chantal Eden et Folly Afahunko)

*Connaître un peu mieux Guy Mattéoni :

https://www.franceinter.fr/personnes/guy-matteoni

** Bruno Bettelheim, Psychanalyse des contes de fées, Pocket, (1976) 2013, 477 p

*** http://www.arc-en-ciel-production.com/

 

 

 

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