troisième édito

LES MOTS PAISIBLES DU VENDREDI….   15 novembre 2019,

Je choisis aujourd’hui de vous raconter une histoire….

L’histoire de la corde invisible

Un paysan avec 3 de ses ânes se rendait au marché pour

vendre sa récolte. La ville était loin et il lui faudrait

plusieurs jours pour l’atteindre.

Le premier soir, il s’arrête pour bivouaquer non loin de la maison

d’un vieil ermite.

Au moment d’attacher son dernier âne, il s’aperçoit qu’il lui

manque une corde.

Si je n’attache pas mon âne se dit-il, demain il se sera sauvé dans la

montagne!

Il monte sur son âne après avoir solidement attaché les 2 autres et

prend la direction de la maison du vieil ermite.

Arrivé, il demande au vieil homme s’il n’aurait pas une corde à lui

donner.

Le vieillard avait depuis longtemps fait voeu de pauvreté et n’avait

pas la moindre corde, cependant, il s’adressa au paysan et lui dit:

« Retourne à ton campement et comme chaque jour fait le geste de

passer une corde autour du cou de ton âne et n’oublie pas de

feindre de l’attacher à un arbre.« 

Perdu pour perdu, le paysan fit exactement ce que lui avait

conseillé le vieil homme.

Dès qu’il fût réveillé le lendemain, le premier regard du paysan fût

pour son âne. Il était toujours là!

Après avoir chargé les 3 baudets, il décide de se mettre en route,

mais là, il eu beau faire, tirer sur son âne, le pousser, rien n’y fit.

L’âne refusait de bouger.

Désespéré, il retourne voir l’ermite et lui raconte sa mésaventure.

« As-tu pensé à enlever la corde? » lui demanda-t-il.

« Mais il n’y a pas de corde! » répondit le paysan.

« Pour toi oui mais pas pour l’âne… » affirma l’ermite.

Le paysan retourne au campement et d’un ample mouvement, il

mime le geste de retirer la corde.

L’âne le suit sans aucune résistance.

Ne nous moquons pas de cet âne. Ne sommes-nous pas, nous

aussi, esclave de nos habitudes, pire, esclave de nos habitudes

mentales?

Demandez-vous quelle corde invisible vous empêche de progresser ?

Voici le deuxième édito des « mots paisibles du vendredi »…

Je choisis aujourd’hui de vous parler d’une des civilisations les plus évoluées ayant existé, celle des Hopis.

J’espère que cela vous donnera envie de pratiquer leur manière d’être et de vivre, afin de créer autour de vous, une atmosphère paisible et consciente du pouvoir sacré que nous avons sur le moment présent.

Les Hopis avaient développé :
– Un autre système de communication,
– Une conscience élevée,
– Une interaction basée sur le respect de soi et de l’autre dans une même mesure.
Les codes qu’ils avaient mis en place, leur permettaient de vivre sans gouvernements, ils savaient que les lois du Grand Esprit, sont bien supérieures aux règles mises en place par les hommes.
Ils étaient appelés « le peuple paisible », ils vivaient en parfaite harmonie, dans la paix et l’abondance, ils vivaient en conscience.
La connaissance qu’ils avaient était mise en pratique.
Leurs pensées avaient intégré certains principes, et leurs croyances étaient mises en place pour donner un résultat que tous souhaitaient. Ils avaient comme but de générer l’exemple d’une paix qui pourrait s’étendre au monde entier.
Cela consistait à respecter le rythme de chacun, à permettre à chaque personne de trouver sa route et son épanouissement et de passer par des expériences pour le comprendre. Tout cela était soumis à une seule règle :

« personne ne pouvait être jugé sur sa façon de conduire sa vie, du moment qu’il ne nuisait pas à un autre ».
Aussi ils avaient compris, que dévier du chemin pour obtenir quelque chose plus rapidement, en provoquant du tort à qui que ce soit, allait totalement à l’envers des intérêts de tous et donc des intérêts individuels, car ils savaient
– Que tout était lié, intrinsèquement lié.
– Qu’aucune parole, aucune action n’était anodine, et que les conséquences s’inscrivaient inéluctablement.
Ils savaient que toute pensée, toute parole, et d’autant plus, toute action dirigée vers quelqu’un avaient des conséquences, une influence sur la vie de l’autre, et donc par réaction, sur la leur.
Ils savaient que la conscience profonde enregistre tout et qu’en permanence, un équilibre doit être trouvé. Le cerveau fonctionne ainsi, donc, qu’à moins d’une réflexion consciente et d’un temps de méditation sur l’action à mettre en place, en fonction d’une situation, ils s’exposaient à une suite de choses qu’ils ne maîtriseraient plus.
Il est beaucoup plus facile de maîtriser les choses à la racine, là où l’on peut encore tout changer.
La façon que nous avons, de voir les choses, quand nous les fragmentons, quand nous les coupons de leur racine, nous emmène loin de ce que nous voudrions réellement faire, apporter, être.
Ils savaient que chacun est unique et qu’on ne peut pas mettre les personnes dans des cases, qu’on doit les laisser respirer, s’exprimer, parler de leur histoire pour arriver un jour à reconstruire celle, dans laquelle ils ont envie de se sentir acteurs.
Ils n’avaient aucune conception de la supériorité ou de l’infériorité de l’autre.
Ils vivaient en installant toujours une démarche égalitaire entre eux, et cela n’avait pas de rapport avec l’âge de la personne, ni son grade ou son rôle.
La communication profonde, d’âme à âme, ne saurait s’embarrasser des étiquettes, cependant, ils conversaient entre eux avec infiniment de respect.
Dans la manière qu’ils avaient de communiquer dans leurs réunions de chefs de clans, Il y avait un ingrédient qui était d’une importance capitale : Le Silence.
Le Silence était accepté comme un pont entre deux mondes :
-Celui du mode réactif, où l’on est en train d’agir, et l’autre mode invisible, celui de la réflexion, où on pèse le pour et le contre, où l’on mesure les choses, avant de donner un verdict.
Et ils ne répondaient pas à une proposition ou à une question, directement, s’ils ressentaient un trouble en eux.
Ils étaient directement reliés à leur intuition. Rappelons que l’intuition est la plus haute des formes d’intelligence. Il y a sept niveaux d’intelligence, l’intuition se situe au dessus.
Je développerai plus avant, les codes de cette civilisation, lors de mon intervention du 23 novembre, à 18 heures, au Salon des Z’Arts Zen, à Autun.
Titrée : Pour un monde plus digne : Concert – Conférence : Entre réflexions et chansons, du sens de la vie, au thème du respect, découvrir les codes de vie des Hopis, « Le Peuple de la Paix ».